l 140 : VOYEUR HOME

l 140



"IN PROCESS"


l 140  



l 140 est un espace qui se propose d’être expérimenté.


Artistes et individus sont invités à l’investir. Les expériences qui y seront menées, autour des notions de corps, d’espace, de la relation public/privé constitueront les phases d’une «architecture».



phase # 1:


_VOYEUR HOME / le 13 mars 2008

une exposition collective transdisciplinaire spécialement conçue pour l140



l140 est un espace véritablement contraignant. Etroit, proche du corps, avec une superficie de L 900 x l 140 cm sur deux niveaux et une large vitrine donnant sur la rue, le premier rapport que le visiteur entretient avec ce lieu est de type voyeuriste.C’est sur cette base que les artistes ont essayé de réfléchir et de construire ensemble l’exposition _VOYEUR HOME.

géraldine husson


"SENSUAL PLACE"


GERALDINE HUSSON



« Parce que la limite tend à être infranchissable, elle se fait lieu et lieu de passage entre les espaces limités »


                Françoise Paul –Lévy et Marion Ségaud, Anthropologie de l’espace.

Mon travail est une rencontre entre art et design. J’explore les rapports aux corps, aux objets et aux espaces sans considération de frontière et ayant justement une approche de la «  limite » vue comme ouverture et lieu de passage.

Sous forme d’objets, de vêtements, de microarchitecture…Les formes et les matériaux appellent mon imaginaire, je prends plaisir à donner naissance à des objets divers, si chaque étape du processus de création est importante les objets prendront tous leurs sens à partir du moment où ils seront en contacte d’un lieu et d’une ou plusieurs personnes.

Je crée un univers d’objets hybrides, c’est-à-dire qui se situent «  à l’entre-deux », à cet endroit précis où différents domaines s’entrecoupent et interfèrent, j’essaie d’y insuffler une note poétique et apaisante. Cet univers devient alors un véritable refuge pour les corps qui les accueillent, l’habitent, l’espace d’un instant, d’une rencontre.

Je propose une gamme d’objets pour un public et un lieu. Une mise en espace simple permet aux visiteurs d’appréhender les objets présentés comme il le souhaite, cela nous permet de respirer, de contempler, d’imaginer, de circuler, de déplacer. Un lieu de passage où l’on passe d’un état à un autre, d’une position à l’autre, d’une existence à l’autre.

Les « Lieux communs » sorte d’espace-objet sont une proposition de lieu de rencontre, d’isolation ou encore d’univers - refuge. Seul ou à plusieurs un moment de détente, de réflexion, de discussion…À partager avec les autres ou soi-même. Comme une sorte de bulle, un univers fécond dans lequel on vient se recharger, comme un profond soupir, bâillement ou inspiration.

Les matériaux souples utilisés permettent le mouvement, la circulation mais aussi à échanger, à déjouer et transgresser. Une structure molle, fluide, transmissible et liquide qui traduit selon moi l’idée d’état changeant, mutant, comme la subjectivité, l’émotivité, la mobilité…

A la frontière entre l’intérieur et l’extérieur, qui du corps, de l’objet, de l’environnement définit l’autre, lui donne forme, agit sur lui, le modèle et le transforme. L’un interagit avec l’autre, peut importe l’ordre, sans prétention de vouloir résoudre des questions du type « qui de la poule ou l’œuf… », je dirais juste que mes objets invitent à vivre une expérience physique, psychique et sensorielle.

Géraldine husson.




http://www.myspace.com/geraldinehusson

marianne maric


"LAMP GIRLS"

MARIANNE MARIC

Photographie, vidéos, performances et design humain. Jeune diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Nancy,
Marianne Maric développe une esthétique trash-glamour influencée à la fois par la photo de mode adulte, les contes de fées de l'enfance et les blessures secrètes de l'adolescence. Ses mises en scène très élaborées de jeunes filles rendues à la nature ou soumises à son bon vouloir sont autant de rêveries intrigantes parfois teintées d'un humour plus noir que rose.

Les "filles-lampes" de Marianne Maric sont manifestement le fruit de l'imagination d'une bricoleuse ingénieuse qui s'amuse à jouer avec les symboles. Ces filles-objets sont exactement comme des collages fonctionnant par associations d'idées afin de dé-construire puis de reconstruire les stéréotypes féminins pour mieux les éclairer. En présence de ces corps troublants, mi-femme, mi-objet, le spectateur ne sait plus si c'est son regard ou bien ces créatures apparemment passives qui sont indécents. A noter que la série de photographies fait partie d'un projet bien plus vaste, puisqu'elle n'est que la trace d'une performance à travers laquelle Marianne s'attache à objectiver son monde intérieur pour y voir plus clair, quitte à nous troubler quelque peu.

cocoon


"DO YOU WANT TO HAVE SEX WITH COCOON?"

"OR WITH COCOON'S MUSIC?"

COCOON

Si le punk a cassé un certain nombre de choses, en revanche il n’a rien changé à la structure musicale classique couplet/refrain et encore moins à la forme conventionnelle du concert rock dans son rapport scène/salle. C’est sur ce constat que Christophe Demarthe crée en 1981 son groupe, Clair Obscur, qui ne cessera jamais, dans ses apparitions iconoclastes, de s’attaquer aux schémas établis de la représentation scénique. Lorsqu’il fonde Cocoon en 2004, en transfuge de la scène cold wave/indus, il ne peut qu’à nouveau relever l’ensemble des codes qui unissent la musique électronique à une œuvre expérimentale. Ces codes, ces schémas (qui par bien des côtés rejoignent ceux d’une certaine tendance de l’art contemporain) serviront de base, de terreau et de réflexion aux apparitions scéniques du projet Cocoon.

Bien plus qu’un simple objet sonore basé sur un concept d’album, Cocoon se lit comme un projet artistique global. Le spectacle “We need a volunteer” se présente d’abord comme un concert de musique électronique classique, avant de devenir, par un jeu de glissements successifs, un spectacle de l’ordre de la performance, qui fait appel de manière active au public en bannissant l’écoute passive caractéristique des laptopers. Le dispositif scénique mis en place dénote avec l’immobilité caractéristique des prestations concerts de musique électronique et s’inscrit définitivement au croisement de l’image, du son et du spectacle vivant, pour une transdisciplinarité modulable.


Christophe Demarthe est notamment connu en tant que membre fondateur et chanteur du groupe Clair Obscur, qui est un des premiers à avoir officié dans les années 80 en France à des rapprochements entre la musique, les arts plastiques,la dans et le théâtre.
En 2004, il crée COCOON, projet artistique global mêlant sur le label Optical Sound. Depuis sa création, COCOON a été invité à jouer dans différentes manifestations artistiques tels que le festival Nowa Fabryka (Bytom, Pologne), le festival Emergences/Villette Numérique (Paris),
le festival Emo-Son (Bourges), le salon des Editeurs Light (Paris), les Qwartz Awards (Paris), Le Cube (Issy)...Avec son travail sonore et vidéo, il a aussi été invité à participer aux expositions Nuit Blanche (Paris), Comunismo da Forma (Sao Paulo, Brésil), "Str Crsh" de Pierre Beloüin (festival Osophère, Strasbourg), "L'île de Paradis" de Ultralab (jeu de paume, Paris)...


l 140 : VOYEUR HOME

Qui êtes-vous ?

l.140
curatrices : Marianne & Mélissa/////////////////////////// mélissa epaminondi: www.myspace.com/epaminondi//////////// marianne maric www.mariannemaric.info/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// mathieu normand: www.mathieunormand.com////////////////////////////////// www.emnms.com
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